|
Lorsqu’Ivan parlait de
Délit d’Initiés il voulait dire « la faute commise par ceux qui
savent qu’ils la commettent et qui la commettent par intérêt
personnel ». Un peu comme un homme d’affaires qui vent en toute hâte
ses actions alors qu’il sait qu’une tempête se prépare sur sa société.
Tout a commencé en avril
2004. John a choisi Dearson comme avocat. Ivan le connait, il est décrit
comme l’avocat des policiers de la ville. Ce n’est pas un hasard, il fait
partie des Initiés. En juillet de la même année c’est Terive qui
apparaît. Ivan n’a aucun doute sur ses liens avec Dearson, il l’a déjà vu
en d’autres lieux. Mais c’est avec l’arrivée de Vivechance qu’Ivan est
délié de son silence. Alors que France découvre l’arrivée de ce dernier
maillon toutes les officines de la ville lui répondent : « Ma pauvre dame, si vous êtes dans une
histoire qui implique des policiers, Dearson et Vivechance, tous
impliqués dans des Délits d’Initiés, vous êtes très, très mal partie ».
A ce trio vient s’ajouter
Lement, l’enquêteur sinistre devenu sinistre enquêteur.
L’analyse des pratiques du
petit groupe montre clairement la façon d’opérer d’un tel réseau. Chacun
fournit à l’autre des informations qui permettent aux suivants de
poursuivre son action. Dearson a besoin d’un rapport d’enquête pour
obtenir une ordonnance pour le visite de Vivechance chez France. Lement
le constitue. Ce rapport n’apporte pas grand-chose d’utile à Dearson.
Qu’à cela ne tienne, Dearson en transgresse les conclusions et choisit un
jour ou le Président du TGI est absent pour obtenir l’ordonnance du
Vice-président. Fort de cette ordonnance Vivechance se rend chez France
au petit matin. Il n’obtient pas la reconnaissance de l’adultère par
France malgré un interrogatoire odieux. Il charge son rapport fort de la
conviction que personne n’ira regarder sur place et mettre en doute la
vraisemblance de ce qu’i a écrit.
Pour « sauver le
Lieutenant John » chacun a surfé à la limite de la vérité. Le
travail accompli est imparfait. Dearson en rajoute dans la requête de
John « forçant » ainsi l’accord de Terive qui doit faire le
grand écart en parlant « d’adultère parfaitement crédible ».
Les motifs à tout
cela ?
- Dearson : avocat des policiers d la ville,
- Vivechance : « commerce » des expulsions à la
demande du même commissariat,
- Lement : chargé au moins par Dearson de quelques
enquêtes.
Le Dindon de la
farce :
Terive qui fait le grand écart pour justifier de l’adultère de
France et permettre au Délit d’Initiés de mener sa mission à bien.
|