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S’en suit
une expertise informatique par le Gendarme M., expert en Nouvelles
Technologies de la Gendarmerie de Tours, qui déclare trouver sur les trois
disques saisis 144 photos qui pourraient être pédopornographiques et 57 qui
sont « pedo » et « pthc ».
Suite à
cette expertise le rapport d’enquête daté du 18 juillet 2007, demandé par
le Procureur à l’enquêteur S. et signé par le Commissaire Principal M., conclu
à la « captation de l’image d’un
mineur présentant un caractère pornographique ». L’Internaute ne
découvrira ce rapport qu’en avril 2008 c'est-à-dire 9 mois plus tard.
En
janvier 2008 l’Internaute convoqué par l’enquêteur S., en présence du
Capitaine D., découvre qu’il est prévenu de « détention ou tentative de détention d’une image pornographique
mettant en scène un mineur en l’espèce avoir téléchargé plus d’une centaine
de photos pédopornographiques sur l’internet ». Cette prévention
ne lui a jamais été présentée.
Convoqué
en reconnaissance préalable de culpabilité par le Procureur V., il est reçu
par le Procureur Adjoint C. en avril 2008. La prévention est toujours
« détention ou tentative de
détention d’une image pornographique mettant en scène un mineur en l’espèce
avoir téléchargé plus d’une centaine d’images pédopornographiques sur
divers supports informatiques par internet ». L’Adjoint connait
l’existence du rapport d’enquête concluant à la captation puisqu’il fait
partie du dossier couvert par le secret de l’instruction.
Suite à
sa décision de ne pas se reconnaitre coupable d’un acte qu’il n’a pas
commis l’Internaute est convoqué fin juillet 2008, sur notification du
Procureur, pour une expertise psychiatrique. L’expert psychiatre, le
docteur M., est informé de la prévention qu’il rappelle dans l’introduction
de son rapport : « captation
de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique ». En
somme, celui qui a notifié sa mission à l’expert médical semble donc avoir connu
et tenu compte du rapport d’enquête du Commissaire Principal. De toute
évidence ça ne peut être que le Procureur voire le Procureur Adjoint C qui
en avril n’avait pas capté la prévention du rapport d’enquête.
La suite des événements
conduisit l’Internaute en correctionnel en décembre 2008. Il découvre alors
que la prévention est devenue : « détention ou tentative de détention d’une image pornographique
mettant en scène un mineur en l’espèce en ayant téléchargé plus d’une
centaine d’images pédopornographiques sur divers supports informatiques par
internet ». Le remplacement du « en l’espèce » par le « en
ayant » pouvait paraitre mineur si ce n’est qu’elle tendait à lier les
événements entre eux.
La cour
découvrait alors que la totalité des images étaient datées de juin 2007,
soit 8 mois après la saisie des disques chez l’Internaute.
Dans la
logique des choses le juge demandait une commission rogatoire au Gendarme
M.. L’expert ne s’attardait pas à rechercher la fameuse photo de juin 2006
mais cherchait à prouver que les 144 photos avaient pris la date du jour de
gravure de celles-ci. Il argumentait
notamment que lorsqu’on grave des fichiers sur un CD ROM ils prennent la
date du jour de la gravure, niant ainsi la qualité première de l’usage des
CD ROM comme outil de conservation des preuves. La cour ne s’est même pas
posée la question de savoir pourquoi on utilise encore aujourd’hui des CD
ROM pour conserver des pièces à conviction.
L’expert
Privé commis par l’Internaute montre quant à lui que la photo de juin 2006
est inexistante et que toutes les photos sont bien datées d’un jour
incompatible avec une appartenance à l’Internaute.
L’Internaute
est relaxé au motif notamment qu’aucun des experts n’a retrouvé la fameuse
photo de juin 2006, objet de la prévention, et qu’ « aucun
des deux professionnels n'a retrouvé trace informatique de l'image à
caractère pédopornographique identifiée par le service de ROSNY sous BOIS
le 7 juin 2006 qui constitue, en tête d'une formulation additionnelle
maladroite le seul terme et le seul élément véritable de la
prévention ».
Question : qui a
« maladroitement » changé la prévention entre avril 2008 et
décembre 2008 ?
Réponse : ça ne peut être que
le Procureur ou son Adjoint par délégation.
Retranché
derrière le secret de l’instruction le magistrat aura jonglé pendant 3 ans
avec les fondamentaux de la justice : les preuves. Plaidons pour la
fin du secret de l’instruction car le courage n’étant pas la première
qualité d’un « maçon » c’est au pied du mur que l’on verra les
plus téméraires.
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