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Les Ripoux et les
Syndicalistes : attention Police !
Par Michel Engelmann le 15
décembre 2009
Mardi
08 décembre 2009 ceux qui étaient assis devant leurs téléviseurs ont pu
voir presque en « live » deux Policiers Ripoux dévaliser les
tiroirs d’une boutique grâce aux caméras de surveillance de celle-ci. Leur
bilan : cartes téléphoniques et 4000 Euros tout de même.
Les
deux Ripoux ont été arrêtés sur le champ.
Un
reportage sur TF1 montrant cette action était suivi de l’interview d’un
« éminent » syndicaliste. Il expliquait que ce genre de faits était
rare, que les policiers seraient mis à pied et que lorsque la faute est
grave ils pouvaient être révoqués. Je suis parmi ceux qui estiment que la
faute est grave mais sait on jamais. Je dis bien « estime » et
non « juge » !
Le
Ministère de l’Intérieur confirmait rapidement la mise à pied des deux
Ripoux. Mais rien ne dit qu’ils seront poursuivis en pénal selon les règles
de l’IGS et de l’IGPN réunis, si le commerçant ne dépose pas plainte.
Sur
FR3, 15 minutes plus tôt, à partir du même enregistrement, un autre
syndicaliste « non moins éminent » et du même syndicat nous
expliquait que c’était là chose peu fréquente et que ces deux
« policiers » avaient été arrêtés par d’autres policiers. Il
ajoutait, fort satisfait des ses dires, que ceci montre que le système
fonctionne et s’autorégule. La caméra poursuivait lentement son traveling
sur quelques clients restés face au magasin pendant cette opération
« policière ». L’un d’entre eux expliquait qu’ils avaient
maitrisés le Ripou sorti en dernier de l’échoppe, qu’ils l’avaient mis à
terre et l’avaient même désarmé. La
Police contactée était arrivée pour prendre livraison du malheureux Ripou.
Souhaitons que cet acte de bravoure ne se retrouve pas contre le client
pour avoir fait un tel aveu face aux caméras !
On
retrouve bien là les constatations faites par Monjardet *, défendre
l’Institution jusqu’au bout et, lorsque cela n’est plus possible, sacrifier
la « brebis galeuse » pour sauver le système qui
« s’autorégule » lui-même à la satisfaction de ses membres.
* note du 22 janvier 2001
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