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Prévention,
sanctions, exemplarité ! Un dialogue entre politiques à l'image des
« politiques » !
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Par Michel Engelmann le
01 septembre 2010
Suite aux différents événements de
l’été voici relancé l’un des dialogues habituels cher à nos hommes
politiques : fait-il plus de prévention ou plus de sanctions ?
Faisons tout d'abord un petit rappel de ce que signifie chacun de ces
deux mots et voyons quel en est le ciment !
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Prévention !
C’est avant tout l’information et la formation des
personnes sur les règles de la vie sociale. C’est répondre à la
question : quelles sont les règles du jeu social et quelles en sont
les limites ? C’est aussi expliquer pourquoi il y a des règles et
pourquoi il y a des limites ? C’est enfin montrer que ces règles sont
inscrites dans des lois et quelles s’imposent à tous les citoyens sans
distinction de race, de religion ou encore de position sociale.
Lorsque l’on aborde les limites on entre dans le
vif du sujet que sont les sanctions !
Sanctions !
Les sanctions définissent les peines applicables à
tout individu qui agit hors des milites du jeu social. Une sanction est
donc liée à un règle et à une milite à ne pas enfreindre. Le débat sur les
sanctions doit donc être associé à celui sur la prévention. Le fait de dire
« chacun est sensé connaitre la Loi » est dépassé aujourd’hui car
la Loi est complexe et aucun d’entre nous n’a reçu la Lio comme
enseignement. Les sanctions sont applicables à tous sans distinction de
race, de religion ou encore de position sociale. La sanction, la répression
n’est légitime que si chacun a fait son travail de prévention.
Le ciment entre prévention et sanctions:
l’exemplarité :
Par définition les
règles du jeu social s’appliquent à tous. Chacun est un exemple pour
l’autre. Plus encore les « people » sont vus comme des exemples.
C’est la règle de l’exemplarité. Prévention et sanctions ne sont rien sans
le troisième pilier qu’est l’exemplarité car si certains groupes sociaux
s’arrogent le « droit » de considérer que certaines règles voire
certaines limites ne s’appliquent pas à eux ils ne peuvent plus exiger de
les voir appliquer aux autres. L’exemplarité n'a pas force de
"loi". Elle a la terrible force de la « référence ».
L’exemplarité s’applique donc avant tout aux personnes de « référence »
de notre société moderne : hommes politiques, artistes, représentants
du clergé toutes religions confondues, philosophes, magistrats,
policiers, sportifs, hommes d’église, fonctionnaires, enseignants …
Dans ce monde dans lequel la force du paraitre est de plus en plus
importante l’exemplarité est aussi attachée à l’image de ceux qui
détiennent le sésame de l’argent. A partir du moment ou ceux qui servent
« naturellement » d’exemple ne montrent plus l’exemple la
sanction n’a plus que la valeur de la répression injuste.
Conclusions:
Nos « politiques »,
toutes couleurs confondues, ont ceci de charmant : ils savent
entretenir leurs conflits sans jamais aborder les problèmes sur le fond.
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