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LES ROBES NOIRES
(comment se fabrique une erreur judiciaire)
Claude Llorente
Edition Alphée – Jean Paul Bertrand
Maître
Llorente a écrit un roman au cours de la lecture duquel on découvre un
certain nombre de « vérités » sur le comportement de certains
magistrats. C’est d’ailleurs la meilleure façon pour un avocat éminent de
dire certaines choses que tout le monde sait mais que personne ne veut dire
pour ne froisser quiconque.
Honneur
est fait tout d’abord à quelques remarques sur les procédures judiciaires
puis au juge Ragal, à Madame le juge Ragal, Juge d’Instruction, personnage
purement imaginaire.
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Vigiles, pratiques et Procureur.
Par
Michel Engelmann le 14 janvier 2010
Est-ce la pratique d'un
geste et/où la fonction de celui qui l'exerce qui fait l'erreur où la faute
?
Le décès d'un individu est
inacceptable en lui même. Il l'est encore plus lorsqu'il est lié au vol d'une bouteille
d'alcool dans une grande surface comme ce fut le cas le 28 décembre 2009 à
Lyon. Non pas qu'il soit moins important de voler une bouteille, un
œuf où un bœuf mais que dans un cas
comme dans l'autre la mort d'un individu soit l'issue inéluctable d'un tel
acte.
Le Procureur de Lyon a
communiqué très rapidement sur l'incident. Il a ainsi fait savoir qu' « au visionnement des
enregistrements de sécurité la responsabilité des vigiles ne faisait aucun
doute ». Il a ainsi jugé sans jugement. Ce n'est probablement pas
ce qu'il voulait dire mais alors pourquoi l'avoir dit et ceci d'autant plus
qu'il ajoutait sur les antennes de télévision que « les vigiles
avaient utilisés des techniques qui ne sont pas employées par la police ».
Avec une telle phrase il ajoutait le trouble ! Ses derniers propos
laissaient ainsi à entendre que si ces vigiles avaient pratiqués des gestes
de policiers ils ne seraient peut-être pas coupables ! Ce n'est bien
entendu pas ce qu'il avait dit mais c'est en tout cas ce que l'on pouvait
malheureusement comprendre.
On aurait pu demander à ce
cher Procureur si c'est le geste où la personne représentant la fonction
qui exécute le geste qui fait l'erreur où la faute. Car de toute évidence,
dans l'esprit du magistrat, la faute semble venir du fait que les gestes
pratiqués n'étaient pas « validés » par la gente policière et
qu’ainsi l'erreur tient au fait qu'ils aient été pratiqués par des vigiles
et non par des policiers. Gageons tout de même que cette dernière erreur
sera qualifiée de faute car nos vigiles ne sont ni policiers ni magistrats.
Cette triste et inacceptable
affaire n'est pas sans rappeler celle d'Hakim, mort le 09 mai 2008 à la
suite d'une interpellation par des policiers. Cette fois là le Procureur
s'était empressé de déclarer que les policiers avaient recouru à des
méthodes d'immobilisation connues et qu'il n'y avait rien à leur reprocher.
La suite des événements est malheureusement restée inconnue à ce jour.
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