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                     l’observatoire des pratiques Policières et Judiciaires      

 

         

Tours 37 – mise à jour le 19 octobre 2010


 

 

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ARCHIVES PROPOSITIONS

 

Lettre aux parlementaires d’Indre et Loire

 

Lettre aux parlementaires de la Commission des Lois

 

Lettre aux sénateurs de la Commission des Lois

 

PROPOSITIONS

 

 

SUIVI DE NOS ACTIONS PARLEMENTAIRES

Mettons fin au Secret de l’Instruction du Prévenu – demande de modification de l’Article 114 du Code de Procédure Pénale

 

Premier bilan du suivi de nos actions auprès des députés de la Commission des Lois et des Parlementaires d’Indre et Loire pour la révision de l’Article 114 du Code de Procédure Pénale.

Courant août 2010 nous avons adressé notre demande de modification de l’Article 114 du Code de Procédure Pénale aux députés de la Commission des Lois, après avoir communiqué la même demande aux parlementaires d’Indre et Loire.

Voici le bilan à ce jour :

sur 69 courriels auxquels il faut ajouter 3 courriels destinés aux 3 sénateurs d’Indre et Loire nous avons obtenu 1 réponse de Madame la député Marisol Touraine, sans aucun suivi. Nous avons obtenu au total 15 accusés de réception dont celui du Président de la Commission (Mr Jean Luc Warsmann) et celui d’un ancien ministre de l’Intérieur (Mr Daniel Vaillant).

En pleine discussion sécuritaire il ne semble pas que la défense des droits des prévenus soit réellement une priorité pour les élus.

 

La motivation de l’amendement Cruz en quelques mots :

De même que la Garde à Vue est un moyen inacceptable d’obtenir les aveux d’un prévenu, le Secret de l’Instruction pour le prévenu est un moyen sordide d’obtenir des aveux d’un prévenu non placé en garde à vue ou en détention préventive. Cette pratique est d’autant plus abusive que le prévenu fait l’objet d’une procédure « inquisitoire » conduite par un Procureur contrairement à la procédure contradictoire d’un Juge d’Instruction. Le magistrat compte inévitablement sur le temps pour fragiliser le Prévenu, tout comme dans le cas de la Garde à Vue. Dans une telle pratique la Reconnaissance Préalable de Culpabilité devient une injure aux pratiques de la Justice et l’argent le rempart de l’action judiciaire derrière lequel le magistrat peut se retrancher.

Détecté pour « diffusion d’une image d’un mineur à caractère pornographique » en juin 2006, le Prévenu sera convoqué le 23 novembre 2006 pour une première audition suivie de la saisie de ses disques durs. Il sera convoqué le 12 juillet 2007 pour une audition au cours de laquelle on lui présentera le résultat de l’expertise d’un expert de la gendarmerie. Il sera ensuite convoqué le 15 janvier 2008 pour se voir notifier plus tard qu’il est inculpé de «  commis ou tenté de commettre l’infraction de détention d’une image d’un mineur présentant un caractère pornographique en l’espèce avoir téléchargé plus d’une centaine d’images pédopornographiques sur divers supports informatiques par internet » et qu’il sera sous peu convoqué pour une comparution en Reconnaissance Préalable de Culpabilité. Cette convocation a lieu le 22 avril 2008.

Quelques jours après cette convocation par le Procureur en personne il reçoit la copie papier du dossier d’accusation et découvre que le magistrat est informé depuis juillet 2007 du fait que l’image à l’origine de l’action judiciaire n’est pas décrite par l’expert et que celles qui ont été entre temps ajoutées à l’accusation ne peuvent pas lui appartenir ; elles sont toutes datées du 9 mois après la saisie de ses disques durs.

Refusant de reconnaitre une culpabilité qui n’est pas sienne il est convoqué en correctionnelle le 23 décembre 2008. Le jugement est reporté à septembre 2009 après que le Juge d’Instruction a pris note de la date des photos qui sont opposées au prévenu.

Le Juge d’Instruction ordonne à l’expert une analyse complémentaire des disques durs tandis que l’Internaute fait réaliser une expertise du CD ROM de sauvegarde des preuves du gendarme.

Le 09 septembre 2009 le Juge relaxe l’Internaute des faits qui lui sont reprochés et déclare que cette procédure est allée à la limite de l’intrusion dans la vie privée de l’Internaute.

Cette procédure conduite uniquement à charge par le Procureur aura duré 3 ans, la prévention aura changé 5 fois, la diffusion initiale aura disparu rapidement de l’accusation et le coût direct pour l’Internaute aura été de 15000-20000 Euros.