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L’Affaire Mérriaud

L’Internaute de Tours

Tours 37 – mise à jour le 20 octobre 2010

 

« Il faut que la société regarde les choses puisque c’est elle qui les fait » Victor Hugo, Les Misérables

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Il y a toujours du nouveau chez les Roms !

Par Michel Engelmann le 20 octobre 2010

L’affaire allait bon train après les échanges Reding-Sarkozy avec tous les intermèdes connus tant à la Commission qu’au gouvernement. Aujourd’hui, nous venons de l’apprendre, la Commission se dit satisfaite des réponses de la France et recommande d’abandonner toute action vis-à-vis de notre pays. Puisqu’en termes diplomatiques ces choses-là sont dites il faut donc comprendre que les choses en resteront là.

Oubliées les dernières manœuvres et tout particulièrement celle concernant les accusations relatives à un fichier Rom. Et pourtant notre Ministre de l’Intérieur nous garantissait en ignorer la présence avant de brandir un document attestant de l’existence de quelque chose qui aurait été fait en 1992, donc « pas par nous ». La rapidité avec laquelle la preuve était brandie en disait long sur la volonté de dire « on y est pour rien, c’est les autres ! ». Sauf qu’à mettre la main aussi rapidement sur l’objet du « crime » nombreux auront été les citoyens à penser que notre Ministre dormait les yeux fermés sur cette bible des Roms.

La lecture du document est d’ailleurs édifiante. A propos de Roms on nous brandi un document qui parle de « la délinquance imputable à certains individus appartenant à la communauté des gens du voyage … ». Soit les Roms étaient moins populaires en 1992 qu’aujourd’hui, soit il y a erreur sur le sujet. Mais en page 5 du document « pas par nous » on voit qu’il n’y a pas erreur sur la population énoncée. On y lit  qu’elle est composée « d’étrangers provenant de l’Europe de l’Est » et plus précisément « tziganes, bohémiens, yougoslaves, roumains ».  Ce document se réfère en plus à une circulaire n°2000 relative aux « fichiers des personnes sans domicile ni résidence fixe », ce qui contredit de toute évidence l’affirmation qu’il n’existe pas de fichier, même si ce document est de 1973. Toujours en page 5 on peut encore lire que « près du tiers des 120000 individus figurant au fichier tenu à l’échelon national par la gendarmerie … » ; donc s’il n’y a pas de fichier on est en droit de se demander ce qu’est un fichier national tenu par la gendarmerie ? 

Il convient de noter en plus que le texte prévoyait déjà en 1992, dans son annexe 1, « les conditions d’applicabilité aux ressortissants d’un des Etats membres de la communauté européenne ». Même s’il n’a pas été remis à jour il devait s’appliquer en fonction de l’évolution des accords passés par la France dans le cadre de l’évolution de l’Union Européenne.

Nous ne saurons jamais sur quelle base la Commission a décidée de ne pas poursuivre la France sur ce sujet. Les déclarations de l'officier de la gendarmerie, en lien hiérarchique direct avec son Ministre, qui confirmait qu’un tel fichier n’existait pas apporte un autre trouble sur l’honnêteté de notre Ministre. Elles ne règlent pas plus le problème que la déclaration de la CNIL qui affirmait très rapidement n’avoir trouvé aucune base de données dans les fichiers de la Gendarmerie.

A vouloir saisir la balle au bond pour désigner que l’auteur de ce document n’est pas le gouvernement actuel notre Ministre aura jeté le doute sur son utilisation.

Roms: Giscard ne viendra pas dîner ce soir!

Par Michel Engelmann le 05 septembre 2010

Celui qui avait cherché à construire sa « popularité » sur ses « invitations » à dîner dans les cités alors qu'il était Président n'ira pas dîner chez les Roms ce soir.

Selon les journalistes il soutient les  mesures décidées à l’encontre des Roms. Avec la prudence d'un membre du Conseil d'État qui sort de sa réserve et déclarerait que la police est fondée à chasser des terrains qu'ils occupent les Roms qui s'y trouvent. Il préciserait que selon le droit européen et français nul n'est habilité à séjourner sur un territoire d'un état membre au-delà de trois mois s'il ne dispose pas de ressources ou d'un travail.

Les mesures prises "sont conformes aux règles en vigueur dans l'Union européenne et prennent en compte les intérêts des citoyens français", affirme-t-il. Selon l'ancien président, les Roms en situation irrégulière, "citoyens d'un Etat démocratique membre de l'Union européenne", "n'ont aucun motif de se prévaloir du droit d'asile" qui concerne l'accueil de personnes "en danger dans leur pays, du fait des violences qui s'y déroulent ou des persécutions politiques mises en place par un régime totalitaire". « A moins de rechercher (..) à dresser l'opinion publique contre l'intégration européenne, la solution du problème ne peut pas résider dans un usage systématique et abusif du droit à la libre circulation", poursuit l'ancien président. "

A ce que l'on sache ces règles s'appliquent à tous et pas spécifiquement aux Roms. Ces règles s'appliquent à tous les citoyens de la communauté mais aussi à toute personne extérieure à celle-ci. Ce qu'il est reproché à ceux qui s'en prennent aux Roms aujourd'hui, puis pourquoi pas à d'autres demain, c'est de stigmatiser une communauté particulière.

Bien que nous puissions tous être certain qu'il serait bien accueilli je pense que Giscard ne viendra pas dîner ce soir chez les Roms.

 

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