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L’Internaute de Tours

Tours 37 – mise à jour le 23 janvier 2011

 

« Il faut que la société regarde les choses puisque c’est elle qui les fait » Victor Hugo, Les Misérables

 

Notes de la rédaction : pour avoir suivi et continuer de suivre différentes affaires sur le TGI de Tours nous entreprenons une analyse dans le but de démonter la mécanique du fonctionnement d’un TGI qui fonctionne, au même titre que les autres, selon les règles du Droit mais aussi du bon vouloir de certains magistrats. A ce titre les acteurs scrutés comprendront magistrats, conseils, policiers, gendarmes, huissiers et greffiers. Si, comme l’écrit le Procureur Maurel, la Justice « La Justice est un concept, un idéal, une vertu, une utopie, une philosophie. Elle ne peut à l’un ou l’autre de ces titres être sujette à des dysfonctionnements » c’est donc que ceux-ci sont dus, à un titre ou à un autre, à des dysfonctionnements des magistrats.  Se retrancher derrière le fait que ces magistrats ne sont que des hommes ne permet en rien de répondre aux questions soulevées par le procès d’Outreau : Isolement ? Aveuglements ? Incompétences ? Corporatismes ? Communautarismes ? Réseaux ? Politique ? Vengeances ? Protections ?

Autant de faiblesses, pour ne pas dire de bassesses humaines, qui peuvent être à l’origine « d’erreurs judiciaires » préméditées !

 

TOURS - EXOSCOPIE D’UN TGI

« La Justice est un concept, un idéal, une vertu, une utopie, une philosophie. Elle ne peut à l’un ou l’autre de ces titres être sujette à des dysfonctionnements »

in Paroles de Procureur – Erick Maurel, édition Témoins, Gallimard .

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ARCOLE – Le cabinet d’avocats tourangeau qui Bug !

La main invisible des réseaux dans la justice ?

Par Michel Engelmann le 23 janvier 2011

Octobre 2008 le Procureur de la république de Tours classait la plainte pour faux témoignages, dénonciations calomnieuses, abus de position ….. et …. contre un policier du commissariat de Tours. Il prenait pour prétexte que le policier lui-même avait déposé des plaintes contre la plaignante et qu’il classait les plaintes de celui-ci par ce «que les faits (qu’il présentait) ne sont nullement constitués, voire même que la plainte n'est pas déposée dans des termes d'une parfaite sincérité ». Inquiétant mais dont acte !

Plus fort que tous le cabinet ARCOLE rebondissait en juin 2009 en envoyant un courrier à la plaignante, sa cliente, pour lui dire que l’affaire était dans les mains de la « première juge » de la juridiction du ressort ! Formidable et dont acte !

Septembre 2010 la plaignante demandait au procureur général de la cour d’appel d’Orléans le dépaysement de son affaire qui commençait à trainer en longueur. Le procureur de la cour d’Appel d’Orléans lui répondait que l’affaire était classée depuis octobre 2008. Surprenant et mauvaise blague ?

La plaignante se retournait vers ARCOLE, cabinet fait d’anciens bâtonniers, de bâtonniers en devenir et de futurs bâtonniers, en deux mots de la crème tourangelle des avocats. Elle recevait cette réponse : « notre courrier de juin 2009 est le résultat d’un bug informatique, votre plainte a été classée en octobre 2008 ». Extraordinaire !

ARCOLE, le seul cabinet d’avocats connu sur la planète terre pour vous délivrer un bug informatique que vous n’avez pas demandé avec forces informations sur votre affaire et de plus un bug signé par ordre !

Comme pourrait le dire Sophie Coignard, il y a là une main invisible !

Tours - Le Procureur Varin, l’Armurier et l’Internaute (cliquer sur le titre pour voir l’article)

Par Michel Engelmann le 24 septembre 2010

La NR rapporte dans son édition du 22 septembre 2010 que l'IGPN (l’inspection générale de la police nationale) et la police judiciaire enquêtent sur un armurier du commissariat soupçonné d'avoir vendu deux fusils de chasse stockés dans une armurerie du commissariat. Il s’agit d'un dépôt où sont rangées des armes stockées en attendant d'être détruites. Ceci n’a rien à voir avec les scellés. Ce policier a été interpellé la semaine dernière. L'enquête risque d'être rapide car les faits semblent assez simples.

 

Le procureur de Tours, Philippe Varin, a estimé que l'affaire était suffisamment claire pour ne pas justifier l'ouverture d'une information avec mobilisation d'un juge d'instruction.

On n’est donc surpris de voir que le même Procureur Varin n’avait pas « mobilisé » un juge d’instruction pour l’affaire de l’Internaute de Tours qui a montré au bout de trois ans une manipulation des disques durs de celui-ci soit par un gendarme, soit par des policiers ou encore par des magistrats. L’affaire était donc encore plus simple mais aura duré trois ans.

Encore une fois un magistrat préfère régler en « famille » » un affaire judiciaire impliquant un policier alors qu’il aura tout fait pour faire admettre sa culpabilité à l’Internaute pour une image que personne n’a retrouvé sur l’ordinateur de celui-ci.

J G Morfoisse : un huissier qui rentre chez vous comme un voleur !

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Par : Yves Claude Dumas le 25 août 2010

Rentrer chez vous comme un voleur, pour un huissier, c’est rentrer sans témoin en fracassant la porte et en partant avec des biens.

C’est ce qui est arrivé à un habitant de Tours.

L’huissier, Jean Gabriel Morfoisse, a fait irruption dans son domicile au motif d’y évaluer les biens suite à une demande de la Citya. Cette société immobilière arguait d’un retard de paiement des charges dues au syndic géré par ses soins.

Comme en atteste le PV rédigé en personne par l’officier de justice aucun témoin ne l’assistait dans cette tâche, ni voisin, ni passant ; en un mot vraiment personne.

L’affaire étant passée en Justice personne, et surtout pas le magistrat, n’a relevé cette incongruité, dans le haut du simple PV dressé par l’homme de Loi qui joue avec la Loi ; un blanc.

Porte fracturée, disparition de la serrure et des clés, voilà le bilan de l’entrée en totale infraction de l’huissier Jean Gabriel Morfoisse dans ce paisible domicile du centre ville.

L’huissier Morfoisse ferait-il l’objet d’un fraternel aveuglement de la part des magistrats du Palais ?

PV N° 700834/KE/015

Traquer de la prévention pour identifier le magistrat ripoux !

Par : Michel Engelmann le 31 juillet 2010

Dans l’affaire de l’Internaute de Tours la prévention (l’accusation) aura changé au grès de la volonté des magistrats.Tours, novembre 2006, prévention déclarée par l’enquêteur de la Police le Brigadier-Major S. : « diffusion de l’image ou de la représentation d’un mineur lorsque celle-ci présente un caractère pornographique, à destination d’un public non déterminé d’un réseau de télécommunication ». La qualification de cette prévention est une détection par Rosny, en juin 2006, de la présence sur le Net d’une image nouvelle et de sa concomitance avec l’adresse IP de l’Internaute qui surfait sur le Net.

S’en suit une expertise informatique par le Gendarme M., expert en Nouvelles Technologies de la Gendarmerie de Tours, qui déclare trouver sur les trois disques saisis 144 photos qui pourraient être pédopornographiques et 57 qui sont « pedo » et « pthc ».

Suite à cette expertise le rapport d’enquête daté du 18 juillet 2007, demandé par le Procureur à l’enquêteur S. et signé par le Commissaire Principal M., conclu à la « captation de l’image d’un mineur  présentant un caractère pornographique ». L’Internaute ne découvrira ce rapport qu’en avril 2008 c'est-à-dire 9 mois plus tard.

En janvier 2008 l’Internaute convoqué par l’enquêteur S., en présence du Capitaine D., découvre qu’il est prévenu de « détention ou tentative de détention d’une image pornographique mettant en scène un mineur en l’espèce avoir téléchargé plus d’une centaine de photos pédopornographiques sur l’internet ». Cette prévention ne lui a jamais été présentée.

Convoqué en reconnaissance préalable de culpabilité par le Procureur V., il est reçu par le Procureur Adjoint C. en avril 2008. La prévention est toujours « détention ou tentative de détention d’une image pornographique mettant en scène un mineur en l’espèce avoir téléchargé plus d’une centaine d’images pédopornographiques sur divers supports informatiques par internet ». L’Adjoint connait l’existence du rapport d’enquête concluant à la captation puisqu’il fait partie du dossier couvert par le secret de l’instruction.

Suite à sa décision de ne pas se reconnaitre coupable d’un acte qu’il n’a pas commis l’Internaute est convoqué fin juillet 2008, sur notification du Procureur, pour une expertise psychiatrique. L’expert psychiatre, le docteur M., est informé de la prévention qu’il rappelle dans l’introduction de son rapport : « captation de l’image d’un mineur  présentant un caractère pornographique ». En somme, celui qui a notifié sa mission à l’expert médical semble donc avoir connu et tenu compte du rapport d’enquête du Commissaire Principal. De toute évidence ça ne peut être que le Procureur voire le Procureur Adjoint C qui en avril n’avait pas capté la prévention du rapport d’enquête.

La suite des événements conduisit l’Internaute en correctionnel en décembre 2008. Il découvre alors que la prévention est devenue : « détention ou tentative de détention d’une image pornographique mettant en scène un mineur en l’espèce en ayant téléchargé plus d’une centaine d’images pédopornographiques sur divers supports informatiques par internet ». Le remplacement du « en l’espèce » par le « en ayant » pouvait paraitre mineur si ce n’est qu’elle tendait à lier les événements entre eux.

La cour découvrait alors que la totalité des images étaient datées de juin 2007, soit 8 mois après la saisie des disques chez l’Internaute.

Dans la logique des choses le juge demandait une commission rogatoire au Gendarme M.. L’expert ne s’attardait pas à rechercher la fameuse photo de juin 2006 mais cherchait à prouver que les 144 photos avaient pris la date du jour de gravure de celles-ci.  Il argumentait notamment que lorsqu’on grave des fichiers sur un CD ROM ils prennent la date du jour de la gravure, niant ainsi la qualité première de l’usage des CD ROM comme outil de conservation des preuves. La cour ne s’est même pas posé la question de savoir pourquoi on utilise encore aujourd’hui des CD ROM pour conserver des pièces à conviction.

L’expert Privé commis par l’Internaute montre quant à lui que la photo de juin 2006 est inexistante et que toutes les photos sont bien datées d’un jour incompatible avec une appartenance à l’Internaute.

L’Internaute est relaxé au motif notamment qu’aucun des experts n’a retrouvé la fameuse photo de juin 2006, objet de la prévention, et qu’ « aucun  des deux professionnels n'a retrouvé trace informatique de l'image à caractère pédopornographique identifiée par le service de ROSNY sous BOIS le 7 juin 2006 qui constitue, en tête d'une formulation additionnelle maladroite le seul terme et le seul élément véritable de la prévention ».

Question : qui a « maladroitement » changé la prévention entre avril 2008 et décembre 2008 ?

Réponse : ça ne peut être que le Procureur ou son Adjoint par délégation.

Retranché derrière le secret de l’instruction le magistrat aura jonglé pendant 3 ans avec les fondamentaux de la justice : les preuves. Plaidons pour la fin du secret de l’instruction car le courage n’étant pas la première qualité d’un « maçon » c’est au pied du mur que l’on verra les plus téméraires.

TOURS TGI - L’Affaire de l’Abbé Voyer d’Argenson à la lumière d’informations récentes.

Par : Michel Engelmann le 25 août 2010

Si la France pensait faire bande à part en ce qui concerne les prêtres pédophiles il en est des gens d’église comme il en fut du nuage de Tchernobyl. Rien à l’horizon ! Pourquoi ? Pierre Gouet et ses aveux à Médiapart nous apportent une réponse à cette question ! « On les fait tourner ».

« Quand mon oncle était avec Villot, à l’archevêché de Paris, ils ont fait nommer un prêtre, qui s’est avéré pédophile, dans ma petite paroisse de campagne. Il n’a pas fait long feu, parce que les gens se sont plaints. Il aimait plutôt les petites filles. Il n’y a pas eu de procès, l’affaire a été étouffée. Ça m’a paru curieux de la part de mon oncle. Mais avec son sens inné du pardon, il pouvait faire n’importe quoi. Les catholiques s’autorisent à faire des choses qui sont contraires à la loi. Il savait que ce prêtre était pédophile. Il l’a nommé histoire de rendre service à son ami cardinal, en pensant qu’il se calmerait dans une paroisse de campagne. Le prêtre a été évacué... » précise Pierre Gouet.

L’Abbé Voyer d’Argenson tourne donc comme les autres, mais avec la contrainte de se soumettre à des obligations de soins pendant 3 ans. Son chemin de croix va donc se terminer en octobre 2010.

Comme le rappellent les notes du jugement trois cardinaux savaient mais ont précisé ne rien savoir. C’est étrange que certains noms reviennent dans les aveux de Pierre Gouet, neveu de celui qui fut pendant des années secrétaire général de l’épiscopat français et qui côtoya notamment Monseigneur  Etchegaray, Monseigneur  Lustiger ou encore Monseigneur Vingt-Trois.

Les mêmes notes du jugement nous disent que l’Abbé Voyer d’Argenson aurait sévi antérieurement aux faits qui lui sont reprochés mais que ces faits n’auraient pas été dénoncés ni pris au sérieux. Ces mêmes notes montrent également, à la lecture attentive, que la prescription de certains faits pourrait avoir à voir avec une certaine lenteur de la justice. Ce dernier point fournit une autre explication qui permet de comprendre que quand les magistrats organisent la lenteur de la justice « on les fait tourner » plus facilement.

 

 

 

 

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